PHILIPP PETER ROOS DIT ROSA DI TIVOLI (Francfort-sur-le-Main, 1655 - Rome, 1706)

Lot 13
Aller au lot
Estimation :
4000 - 6000 EUR
Result with fees
Result : 6 500EUR

PHILIPP PETER ROOS DIT ROSA DI TIVOLI (Francfort-sur-le-Main, 1655 - Rome, 1706)

PETIT BERGER AVEC SON CHIEN GARDANT CHÈVRES ET MOUTONS Vers 1680-1690 Huile sur toile (marques). 141 x 213,5 cm Fils du paysagiste animalier et portraitiste Johann Heinrich Roos, Philipp Peter fit sa formation dans l'atelier de son père. Ses premières oeuvres reflètent assez fidèlement le style de Johann Heinrich dont il reprit les compositions pastorales mettant en scène les bergers avec les animaux de pâture: chèvres, moutons, plus rarement vaches et chevaux. Encore jeune peintre, il entra au service de Charles Ier de Hesse-Cassel, qui l'envoya à Rome en 1677. En Italie, il travailla dans l'atelier de Giacinto Brandi et vivait de petits paysages destinés aux touristes. Refusant de retourner à la cour du comte, il se convertit au catholicisme, épousa la fille de Brandi et acheta une maison près de Tivoli surnommée «l'arche de Noé» à cause des animaux qu'il y gardait afin de pouvoir les dessiner d'après nature. Membre du Schildersbent, confrérie romaine regroupant les artistes du Nord, il y reçut le sobriquet «Mercurius» car il était connu pour la rapidité de son travail. Sa période italienne est riche de dessins, de tableaux animaliers et de paysages. Ses compositions sont plus serrées et moins profondes que celles de son père, ses premiers plans souvent bien remplis, ses personnages vêtus avec simplicité volontiers mélancoliques, toute l'attention focalisée sur les animaux dépeints dans des poses les plus diverses. Rosa di Tivoli affectionnait les tons bruns et sombres, les ciels bas et nuageux, les arrières plans montagneux parsemés de ruines antiques, la lumière forte, les ombres marquées. Sa touche est épaisse, ses coups de pinceau rapides et longs, sa palette très réduite.
My orders
Sale information
Sales conditions
Retourner au catalogue